HCM et gestion des talents : Cegid rachète la Technomedia, un bijou québécois

Sur un marché des technologies RH en pleine croissance Cegid a terminé son offre avec un outil SaaS disponible dans le Magic Quadrant de Gartner. L’éditeur franchit ainsi les 60 % de CA dans le SaaS et le niveau des 10 % à l’international.

Et de façon importune, le maire de Montréal était à Lyon hier, avec Jean-Michel Aulas, Président du club de football de la ville et Président fondateur de Cegid.

Et pour cause, son bras droit et Directeur Génaral de Cegid, Patrick Bertrand, achevait simultanément une négociation de cinq mois avec l’officialisation de l’acquisition de l’éditeur SaaS canadien Technomedia, expert des solutions RH.

Aujourd’hui à Paris, les deux hommes se sont rencontrés pour reparler de ce rachat. « C’est plutôt inaccoutumé que ce soit un français qui rachète une technologie étrangère, déclare Jean-Michel Aulas. C’est souvent dans l’autre sens que cela se passe ».

Technomedia, une perle du Québec

Technomedia est un groupe canadien basé aux USA, en Europe et à Hong Kong. Appartenant au fondateur, Alain Latry, et la société d’investissement Novacap, l’éditeur offire une suite logicielle en mode SaaS de HCM dédiée les groupes, entreprises et organismes du secteur public. Et surtout une brique qui manquait à l’offre de Cegid : le « people management » – plus habituellement appelé « Talent Management ».

Installée à Montréal, la société dispose de près de 150 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 22 millions de dollars comprenant 73 % de revenus récurrents (SaaS). « Le reste est composé de Professional Services (support) », souligne Patrick Bertrand.

Plusieurs clients travaillent avec Technomedia comme les groupes industriels Bombardier Transport, ManpowerGroup, ou Sony, et d’autres entreprises françaises telles qu’EDF, la Mairie de Paris, ou la BPCE, comme 60 % de l’activité est faite en Amérique du Nord (Canada et USA), le reste est particulièrement réalisé en France et en Allemagne.

La banque centrale chinoise baisse à nouveau ses taux

Les autorités monétaires chinoises ont annoncé ce vendredi une diminution de 25 points de base pour ses taux directeurs, ce qui constitue la sixième baisse consécutive depuis novembre dernier. Ont également été réduits le taux de dépôt ainsi que le montant des réserves obligatoires. Le but de cette opération est de soutenir l’activité. Cette décision prendra effet le samedi 24 octobre.

Plus précisément, le taux pour les opérations de refinancement à un an a été abaissé de 4,6 % à 4,35 %, tandis que le taux de dépôt à un an a chuté de 1,75 % à 1,5 % , le but de cette dernière diminution étant d’éviter que les banques du pays ne laissent leurs réserves dormir auprès de la Banque Populaire de Chine. La troisième mesure concerne le taux de réserves obligatoires des banques, réduit de 0,5 point pour atteindre 17,5 %, avec pour certains établissements spécifiés, une baisse supplémentaire d’un demi point.

Ces mesures font suite à la publication des chiffres de la croissance du PIB chinois au deuxième trimestre : celle-ci s’établit à 6,9%, c’est-à-dire sous le seuil symbolique des 7%. Le but de la BPC est de soutenir davantage l’économie. Ces mesures ont pour objectif de booster les prêts à l’économie, et ce dans deux directions : d’une part, favoriser le rééquilibrage de l’économie chinoise vers la consommation des ménages ; d’autre part, faire cesser la tendance fortement déflationniste de nombreuses entreprises qui surproduisent. Un tel changement ne pourra cependant pas s’effectuer sans un certain niveau de casse dans l’industrie, un secteur où la trop grande importance des investissements a entraîné une surcapacité.

Si par ces mesures, la BCE réaffirme son soutien aux agents économique, elle risque de compliquer encore plus la tâche de la FED, qui s’est quant à elle lancé dans un processus inverse.

Patrick Rocca désigné comme le repreneur de la SNCM

La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) devient la propriété de l’entrepreneur Patrick Rocca qui a été désigné, vendredi 20 novembre, par le tribunal de commerce de Marseille pour la reprise de la compagnie maritime en faillite.

Agé de 50 ans, ce natif de la Corse, avant au été soutenu par les juges-commissaires qui devaient s’assurer du bon déroulement de la procédure, du représentant du régime de garantie des salaires (AGS) et notamment le procureur de la République de Marseille. Les juges du tribunal de commerce ont donc respecté leurs recommandations, et donné le contrôle de l’entreprise à M. Rocca. Celui-ci doit récupérer six bateaux sur sept, et 865 salariés sur 1438. Son offre était celle qui proposait moins de licenciements.
Pour l’acquisition de la compagnie, il yavait trois autres candidats, parmi lesquels, les ferries qui font la navette entre Marseille, la Corse et le Maghreb : l’armateur franco-tunisien Daniel Berrebi, l’armateur grec Arista et le groupement d’entreprises Corsica Maritima.

Préavis de grève

Au départ, M. Rocca avait commencé avec des difficultés. En février 2014, il avait été condamné par le tribunal correctionnel d’Ajaccio à trois mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende pour abus de bien social, escroquerie, faux et usage de faux. « Le prévenu confond le patrimoine de ses sociétés avec le sien propre, à son bénéfice exclusif », récapitule le jugement. Mais cet incident ne lui interdit pas de racheter une entreprise, et les parties prenantes ont été séduites par son projet.