Quelles sont les meilleures alternatives au Livret A pour votre épargne ?

Devenus moins porteurs et des fonds en euros moins protégés, les livrets perdent en popularité. Mais il y a toutefois des alternatives.

Aujourd’hui, le fait d’avoir un compte rempli n’est pas payant. Cela fait des années que les taux d’intérêts baissent rongeant par la même occasion les rendements des produits d’épargne traditionnels, tels que les livrets ou les comptes à terme. De plus, les banques qui doivent maintenant payer des frais pour les fonds qu’elles stockent ne veulent pas proposer ces produits à leurs clients.

Quant aux livrets traditionnels, les rendements ont baissé pour se fixer à 0,75 % par an. De ce fait, le livret A devient à nouveau le livret le plus efficace, car il est globalement exempté d’impôt. Mais ce qui est dommage, c’est qu’il est impossible d’en ouvrir plusieurs et son plafond est de 22 950 euros. Mais, il est possible de le cumuler avec le LDD et, si vous êtes en couple, vous pourrez multiplier la mise par deux en prenant des livrets de votre époux, ce qui pourrait porter le fond à 69 900 euros au total.

Rechercher les promotions

Par contre, si on cherche encore mieux, il faut alors chercher des bonus et rechercher les promotions qui existent sur les livrets vendus.

Les banques les plus importantes ne proposent pas ces offres, mais il est possible de les trouver dans les banques en ligne ou les banques spécialisées, le plus souvent sur des périodes longues et des sommes réduites.

Les épargnants avaient la possibilité de se servir des fonds en euros comme caisse. Cependant s’en servir comme moyen d’épargne, serait difficile.

Il y a des assureurs chez qui il est obligatoire de déposer une partie des fonds en unités de compte afin de bénéficier d’un fonds en euros. Et le mal c’est que la loi Sapin récemment validée au Parlement s’attaque à deux avantages importants du produit comme la disponibilité permanente, comme l’épargne peut être gelée pendant de nombreux mois au cas où le système est en danger et le taux de rémunération sera décidé une entité publique.

L’épargne pour la relance de l’économie française

L’économie de la France peut être redressée par tous les français en attribuant de façon multiple leur épargne.

Pour renouer avec la croissance, la France devra réunir l’épargne des français.

Une idée défendue par l’Association nationale des sociétés par actions (Ansa), qui protège les intérêts des sociétés et des actionnaires.

Cette idée est également soutenue par les candidats à la primaire de droite et du centre comme Alain Juppé, François Fillon qui répètent qu’il faut passer par cette mesure pour espérer relancer l’économie. Même message du côté de la gauche avec Arnaud Montebourg. En fait, les placements qui ont toujours permis de participer à la relance de la croissance sont liés à de nombreux avantages fiscaux.

Parmi ces avantages vous avez ceux offerts par les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation), lancés en 1997, et les FIP (fonds d’investissement de proximité), dévoilés en 2003. Grâce aux FIP, il est possible d’investir de façon indirecte au capital d’entreprises qui ne sont cotées en bourse en échange d’une baisse d’impôt sur le revenu ou sur la fortune.

« Lors de la création de 123Venture en 2001, nous voulions vulgariser l’investissement dans le secteur des entreprises non cotées. Actuellement, les épargnants sont plus riches que les business angles ou encore les family Offices quand il faut financer les entreprises», explique avec réjouissance Xavier Anthonioz, président du directoire de 123Venture. C’est d’ailleurs, un système fiscal identique initié par Alain Madelin qui pousse les français à prendre part aux levées de fonds de PME non cotées depuis 1994.

Mais c’est à partir de 2010 que cette pratique a été ouverte aux grand public avec la naissance du financement participatif ou encore «crowdfunding» lancé sur Internet.

«Autrefois, les entreprises n’avaient pas la possibilité de consulter le grand public pour faire une levées de fonds mais cela n’était possible que par la voie d’une introduction en Bourse, détaille Benoît Bazzocchi, président de SmartAngels.fr. Maintenant, il est possible aux entrepreneurs de dévoiler leur projet au grand public, mais pas uniquement aux investisseurs ». Ce qui fait que tout le monde pouvait avoir des actions dans une jeune pousse ou dans une PME en investissant des fonds allant de 100 à 1000 euros, une fourchette qui varie d’un site à un autre.

Epargne: la France occupe la sixième place d’après le calcul de l’OCDE

Une évaluation reposant sur les données statistiques de l’OCDE révèle qu’un français épargne environ 9 euros par jour, 37 centimes par seconde représentant une épargne annuelle de 3.279 euros. L’épargnant français seconde donc, l’épargne Australien, Suisse, ou encore allemand.

Alors que le suisse épargne 27,22 euros, l’épargnant norvégien ne met que 11,30 euros de côté et le Suédois 15,76 euros, l’Allemand 10,48 euros alors qu’en France, un épargnant ne place que 8,98 euros par jours en épargne.

Une performance qui amène la France à occuper la 6e place dans cette liste, réalisée par la société Expert Market grâce à des statistiques de l’OCDE datant de l’année 2015. Cette étude a été effectuée sur la base du taux d’épargne des foyers de plus de trente pays de l’OCDE qui ont un revenu annuel moyen dont l’estimation a été également faite par l’OCDE.

Bien que le revenu par année soit situé en dessous de celui touché par les ménages aux Pays-Bas, aux Etats-Unis ou encore en Angleterre, la France occupe la première place du classement grâce à la disposition des citoyens de ce pays à épargner de l’argent.

Il ya des pays qui occupent la dernière place du classement avec une épargne insignifiante par jour comme le Royaume-Uni où l’habitant ne met que 18 centimes de côté, la Grèce ne reverse que 10,67 euros par jour, en Irlande, un citoyen n’épargne que 45 centimes, alors qu’au Japon l’épargne par jour revient à 41 centimes.

Cependant ce classement réalisé par Expert Market et toujours basé sur des données statistiques de l’OCDE, montre que ces données n’ont qu’un caractère conceptuel de l’épargne des travailleurs de ces pays.

Faire la comparaison des taux d’épargne n’est pas une tâche facile, car les dispositifs fiscaux entre les pays ne sont pas les mêmes, il ya aussi, les systèmes de retraite et de sécurité sociale qui sont différents. Rappelons-nous du calcul du taux d’épargne annuel des foyers français en 2015 qui s’est fixé à 8,89% d’après les calculs de l’OCDE, alors que d’après le calcul de l’INSEE, ce résultat s’est ressorti à 14,50%.

L’épargne responsable rencontre un succès exceptionnel

Depuis les crises financières, les français deviennent de plus en plus méfiant par rapport aux placements et investissements. Désormais, pour placer leur argent ils y réfléchissent par deux fois. Ceux ci se posent des questions, s’informent avant. Et cela quelque soit le revenu touché par les épargnants.

Le groupe Manitou, coté en bourse, le leader mondial de chariot en manutention depuis 32 ans, a été visité par des actionnaires épargnants dans son usine à Ancenis. Ce sont des actionnaires qui se considèrent comme des investisseurs responsables.

« Nous ne regardons pas qu’au rendement, Nous voulons également savoir où notre argent est placé, Notre but n’est pas seulement d’investir dans les entreprises financières, mais également dans des entreprises.

Critères concis

Au cours de la visite, les investisseurs visitent et analysent l’usine. Ceux ci sont venus avec le gestionnaire de leurs actions. Ex cadre de banques, Hubert Fondecave a créer sa propre entreprise de finance « éthique ». Après la visite, l’entreprise sera évaluée sur des critères choisis de façon sérieuse comme le système de management, l’environnement de travail, l’éthique, les ressources humaines… Et si l’entreprise ne rempli pas les critères sur la base de l’évaluation, elle ne sera pas financée. Il faut dire que depuis plusieurs années, les investissements responsables progressent confortablement.

Épargne des enfants : les parents ont des comptes à rendre

La majorité de enfants en France possèdent un livret A. Les grands-parents ont la possibilité d’y verser leurs primes, les parents inquiets peuvent anticiper les futures dépenses de leurs enfants. Alors que d’autres parents se servent de ces primes pour améliorer leur épargne.

A part de ce produit d’épargne vous avez d’autres solutions tels que le Plan d’épargne logement (PEL). Il s’agit d’un placement auquel, les mineurs peuvent accéder même s’il n’est pas assez riche, mais il permet d’avoir à disposition de l’argent plus vite que le livret A, mais rassurez-vous, votre enfant ne peut le récupérer.

Bien que sa prime ait été revue à la baisse le 1er février, elle demeure intéressant actuellement avec un taux bas et il peut obtenir à la fin un prêt à 2,7 % sur deux à quinze ans. « Pour l’instant, le taux de crédit n’est pas assez compétitif, mais il se peut que les taux des prêts immobiliers puissent augmenter prochainement » explique Mimouna Boutchich, responsable assurance-vie et épargne de bilan à La Banque postale. Pour ouvrir, un PEL ou un Livret A à son enfant, le parent doit se présenter.

La SCPI, un placement qui dope votre épargne

Vu la complexité de la situation économie actuelle, les SCPI de rendement (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) deviennent par conséquent, des placements qui produisent des rendements conséquents et auxquels, il est possible d’accéder avec quelques milliers d’euros d’euros.

Le Livret A qui est à 0,75 %, il offre un taux très bas, ce qui n’est plus arrivé depuis plusieurs années et ce taux pourrait ne pas grimper à nouveau. Cette tendance a causé aussi la baisse des autres produits d’épargne. Malgré son taux bas, l’immobilier, propose des prix élevés avec une gestion du locataire qui reste aléatoire. A ce moment, l’unique issue de sortie reste l’investissement dans la Bourse qui propose des gains assez élevés, mais risqués. Prenons par exemple, le cours du CAC 40 qui a reculé de 8% en cinq mois. Mais pour la Banque de France cela est justifié par le fait que les épargnants français, préfèrent ne pas épargner et thésauriser leur argent.

La SCPI, l’immobilier moins cher

Cependant, il reste de l’espoir et des solutions pour accroître l’épargne. Cela fait deux années qu’un placement est très apprécié et son succès ne cesse de grandir. Il s’agit de la Société Civile de Placement Immobilier, ou SCPI. Quand vous achetez des parts dans une SCPI, vous devenez associé propriétaire d’un patrimoine composé d’actifs, hôtels, baux commerciaux, immeubles de bureaux, etc., dont la gestion est assurée par la société de gestion. Grâce à ce dispositif, vous pourrez avoir accès à l’immobilier en vous évitant toutes les tracasseries comme le coût abordable, les risques multiples, car la SCPI se charge de gérer de nombreux actifs dans toute la France et en Europe. De plus, elle vous épargne le fait de vous occuper du locataire.

Les Français, champions de l’épargne. Et vous, qu’attendez-vous ?

Avec un taux d’épargne dépassant les 15%, maintenu depuis plus de 20 ans, les Français sont connus pour leur côté « précautions, car aux côtés des Allemands et des Belges, ils font partie des Européens les plus épargnants.

Peu importe la conjoncture, les placements sans risque sont les préférés des français. Ceux-ci ont représenté 88% des épanchements d’épargne au premier semestre 2015.

On enregistre cependant une sensible variation sur ce point…

L’assurance-vie, vers des produits plus actifs

L’assurance-vie garde sa première place en tant que placement préféré des Français, qui préfèrent progressivement les supports en unités de compte (UC), réagissant facilement aux risques des marchés.

Ces produits, qui n’occupent qu’une part de 20% des encours totaux de l’assurance-vie, ont connu en novembre 2015, une progression de 32% comparé à 2014.

Les signataires cherchent donc à stimuler leur épargne en profitant des avantages des marchés financiers.

La paye des supports en euros s’est fixée, pour sa part, à 2,25% en 2015. Dans la situation actuelle de taux réduit, ils demeurent l’un des placements qui ne comporte pas de risque faisant d’eux les plus lucratifs du marché.

Sécurité et intérêts d’épargne pour les livrets et PEL

Le PEL (Plan d’Epargne-Logement) attire plusieurs Français, avec un taux brut prêt sur toute la durée de placement de 2%, et un seuil plutôt intéressant de 61 200€.

D’ailleurs, ses encours passent au-dessus du Livret A ! Comme la durée minimale d’épargne est de 4 ans pour profiter du taux garanti, ce placement proportionnellement liquide conserve toute son importance!

Le Livret A et le Livret de développement durable proposent un rendement de 0,75%, entièrement non détaxé. Ils sont tous signalés pour une épargne de précaution, dans un milieu d’inflation très faible.